Sampiyon Istanpool (1)

6 heures du mat, l’heure d’aller se coucher. La nuit fut très longue dans les rues d’Istanbul, rive gauche de la Corne d’or, où le peuple rouge a chanté son amour du club des heures entières. Liesse générale 24 heures avant la finale, comme si Liverpool avait déjà battu le Milan AC. Des fans des trois grandes équipes locales (Fenerbahce, Besikstas et Galatasaray) se sont joints à la fête. Les rues étaient bondées aux abords de Taksim, place centrale de la ville. Ambiance concert de rock dans une ruelle où j’ai passé la moitié de ma soirée. Grandiose.
Je ne dors que 3 heures (mieux que la veille, 2 heures !). A bord du Ferry qui relie la rive asiatique - où je crèche - à l’Europe, des Turcs me souhaitent bonne chance. Un sourire, un pouce en l’air. "Good luck Liverpool" (le r roulé, comme sur les rives de la Mersey). Pour décompresser, je décide d’aller visiter la citerne basilique à côté de Sainte Sophie. Minute culture : ces citernes byzantines pouvaient contenir jusqu’à 100 millions de litres d’eau. L’eau était acheminée par aqueduc depuis la forêt de Belgrade au nord de la ville, et servait à alimenter le grand palais impérial.
En sortant, je fais un tour du côté de l’Hippodrome... dont il ne reste que deux colonnes et un obélisque. C’est le point de rassemblement des milanais. Quelques milliers d’Italiens sont là. Ils chantent, mais pas trop non plus. Quelques supporters de Liverpool sont là aussi. Echange d’écharpes et de casquettes. Des supporters milanais paradent autour de la place en agitant leurs drapeaux. Joli spectacle. Remarque : il y a très peu de policiers dans cette partie là de la ville.

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