Le Blog 2005 de Kick’n’rush

Ce dont on se souviendra
de Chelsea qui menait 3-0 contre Barcelone après vingt minutes de jeu,
des six minutes où Liverpool renversa une finale mal embarquée et du penalty manqué de Shevchenko,
de Michael Owen dans les derniers instants d’Angleterre-Argentine à Genève,
des buts de Bobby Zamora et du retour de West Ham United,
du maintien miraculeux de WBA.

Signes des temps
Deux-trois trucs qui nous ont rappellé que le foot anglais n’est plus ce qu’il était...
Arsenal signe une feuille de match sans le moindre sujet britannique,
0-0 à la fin du match Chelsea-Liverpool : Les deux entraîneurs se déclarent satisfaits du résultat,
La finale de la FA Cup s’est terminée aux tirs aux buts,
Deux défenseurs anglais figurent dans l’équipe type de l’année de France Football,
On sait désormais à l’avance qui sera champion d’Angleterre.

Les films de l’année
Les prix Kick’n’Rush des meilleures interprétations de l’année ont été remis à :
Arsène Wenger et Alex Ferguson pour "Je préfère qu’on reste amis",
Roy Keane pour "Closer, entre adultes consentants",
Malcolm Glazer pour "L’empire des loups",
José Mourinho pour "Les mots bleus",
Chelsea et Liverpool pour "Les amants réguliers",
Michael Owen et Fernando Morientes pour "H2G2 : Le guide du voyageur galactique",
Scott Mc Donald (Motherwell), pour "Le temps qui reste".

Les trophées de la rédac’
Le trophée "ils sont finalement pas si mauvais que ça les défenseurs anglais" :
John Terry et Jamie Carragher.
Le trophée "Didier Six" du joueur français de l’année :
Pascal Cygan.
Le trophée "Michael Essien" du transfert au faux suspense :
Roy Keane au Celtic.
Le trophée du transfert qui fait progresser l’équipe :
Remis à Arsène Wenger pour le transfert judicieux de Vieira à la Juve.
Le trophée "Gordon Banks" de l’arrêt unique :
Dudek devant Schevchenko, dans les prolongations de la finale de la Champions League.
Le trophée "Dr Jekyll et Mr Hyde" :
Everton
Le trophée "Bayern Munich 99" :
Le Celtic Glasgow.
Le trophée "Dolly" du clonage raté :
Vladimir Romanov, pour la Chelsification de Heart of Midlothian.
Le trophée "Sol Campbell" du départ chez le voisin honni :
Harry Redknapp, de Southampton à Portsmouth.

Les petites phrases
"Les vestiaires chlinguaient grave à mon arrivée à Newcastle" (Graeme Souness, évoquant le manque d’hygiène de son équipe).
"Mis à part les quatre buts encaissés, nous avons réalisé notre meilleur match depuis le début de la saison" (Phil Neville, d’Everton, relativise la branlée (0-4) prise à domicile face à Bolton).
"Je ne suis pas un joueur qui essaie de casser les jambes de mes adversaires. Mais le football est un sport d’hommes, joué avec force et puissance. Ce n’est pas du ballet" (Michael Essien tente de justifier à la presse son attentat sur Dietmar Hamann en Champions league).
"Ce n’est pas un groupe facile, mais cela aurait pu être bien pire." (Sven-Goran Eriksson, après le tirage au sort de la Coupe du Monde... La langue de bois élevée au rang d’art).
"Je suis viré... en fait non. Au bout du compte, ce club m’appartient. Je le dirige. Il ne m’appartient pas mais il m’appartient encore. Je continuerai à en être le manager" (Après huit pints de blonde, six verres de vodka et quatre de whisky, Paul Gascoigne évoque son licenciement de Kettering Town, club amateur qu’il "entraînait" jusque là).
"Ce soir, la meilleure équipe a perdu" (José Mourinho se console comme il peut après la défaite de Chelsea en demi-finale de la Champions league à Anfield).
"Je n’ai rien vu" (Arsene Wenger, presque tout le temps).

Ce qu’on aurait dû leur offrir à Noël
Franck Lampard : un ballon d’or,
Robert Pirès : une panoplie de Johan Cruyff,
Arsène Wenger : une paire de jumelles,
José Mourinho : Rien. Lui, il voit le Père Noël tous les jours.

Citons-les une dernière fois :
George Best. On a tout dit sur George Best : son talent fou, ses conquêtes, autant footballistiques que féminines, sa vie de rock star etc. Sur le site : Legends never die
Johnny Haynes. Il fut sans doute le premier joueur à bénéficier de l’abolition du salaire minimum, mais on retiendra surtout ses 594 matchs avec Fulham, ses 146 buts ainsi que ses 56 sélections avec l’équipe d’Angleterre. Une mauvaise blessure survenue en 1962 l’empêcha sans doute d’effectuer une meilleure carrière. Il n’avait que 31 ans en 1966. Sur le site : Le maestro de Craven Cottage
Noel Cantwell. Bien que double international irlandais (football et cricket), on se souvient de lui surtout pour sa carrière footballistique, à Manchester United et West Ham. Il évolua 121 fois avec les Red Devils, les menant notamment à la victoire dans la Cup 1963. A partir de 1967, il devint entraîneur à Coventry City puis Peterborough United.

Flash back
Ca s’est passé en 1981 :
Liverpool a remporté la Coupe d’Europe (mais a perdu la Toyota Cup devant un club brésilien),
West Ham est remonté parmi l’élite,
L’Angleterre s’est qualifiée pour la Coupe du Monde,
Le Prince Charles s’est marié,
Manchester United n’a rien gagné.

Notre playlist :
A Forest (The Cure)
And David Seaman won’t be very happy about that (The Feelies)
Blue sunshine (The Glove)
Don’t cry for me (Madonna)
Flowers of Manchester (The Spinners)
Forever Blowing Bubbles (West Ham)
Happy when it rains (The Jesus and Mary Chain)
Heart attack (The Cure)
Legends never die (Wendy O Williams)
Paisley Parc (Prince & the Revolution)
Road movie to Berlin (They Might Be Giants)
The man don’t give a f*ck (Super Furry Animals)
The Right Profile (The Clash)
This Charming man (The Smiths)
This is England (The Clash)
This is not a love song (P.I.L.)
Viva Villa (Serge Gainsbourg)

Ce qu’on souhaite pour 2006
Deux clubs anglais en finale de la Champions League (de préférence rouge et grenat. A l’extrême rigueur bleu),
Bolton ou Middlesbrough vainqueur de la Coupe UEFA,
Une suspension de deux mois de Wayne Rooney, quelques blessures pas trop graves permettant à Lampard, Gerrard et consorts de se reposer un peu afin qu’il soient frais en juin 2006.

Et puis... merci à eux
