Arsenal-MU, victoire de Sunderland

Petit test : demandez à n’importe quel anglais l’événement qui selon lui, avait le plus marqué ce mois de mai 1979. La plupart vous répondront : « L’arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir ». Le supporter d’Arsenal lambda lui, évoquera en revanche avec des trémolos dans la voix cette finale de Cup 1979.
Arsenal est de retour à Wembley, un an après sa défaite face à Ipswich (1-0). Pour accéder à la finale, la route n’a pas été de tout repos : Les Gunners éliminent d’abord Sheffield Wednesday en cinq sets. Cinq rencontres ont en effet été nécessaires pour se débarasser d’un coriace adversaire qui évolue pourtant en Troisième Division. A l’époque, on rejouait le match lorsqu’il s’était conclu sur un nul, et par quatre fois, Wednesday avait accroché Arsenal avant de tomber, héroïquement bien sûr. Par la suite, les éliminations successives de Nottingham Forest, champion d’Europe en titre, Southampton et Wolverhampton, solides pensionnaires de l’élite, paraîtront presque plus aisées.
L’adversaire qui s’oppose aux Gunners à Wembley est Manchester United, un habitué des lieux. MU en en à sa troisième finale de Cup en quatre ans. Mais il en faut plus plus impressionner les Gunners, qui, vétus du maillot jaune des grandes occasions, écrasent littéralement la première période. Brian Talbot ouvre le score dès la 12ème minute, puis l’Irlandais Franck Stapleton double la mise un quart d’heure plus tard.
On imagine mal Manchester United revenir dans la partie. Arsenal mène au score et se procure beaucoup d’occasions. En fin de match pourtant, les Red Devils inventent avec vingt ans d’avance le retournement de situation improbable. A la 85ème minute, Gordon McQueen parvient à tromper Pat Jennings. Trois minutes plus tard, il est imité par Sammy Mcllroy. 2-2, les supporters d’Arsenal n’en reviennent pas. Ceux de United non plus, d’ailleurs.
Leur joie sera de courte durée. Dès l’engagement, Liam Brady envoie le ballon loin devant, dans les pieds de Graham Rix. Celui-ci centre, le ballon échappe à Gary Bailey, le blond gardien mancunien. Il est repris par Alan Sunderland qui ne laisse pas passer l’aubaine.
3-2. Cette fois, les Gunners tiennent la Cup, leur première depuis 1971, la cinquième de leur histoire. United n’a rêvé que trois petites minutes dans une rencontre qu’il ne méritait de toute façon pas de remporter.
